Comment les films et séries inspirés de faits réels fascinent les spectateurs ?

Lorsque « Inspiré d’une histoire vraie » s’affiche sur l’annonce d’un film, cela suscite souvent l’excitation des spectateurs. Ce genre de film ou série se rapproche ou se rapporte à des faits ou histoires de la réalité. Mais en quoi est-il si captivant et comment les acteurs et cinéastes arrivent-ils à rendre le jeu si réel ? 

Réécrire l’histoire

L’art de la reconstitution dans le cinéma repose sur l’inspiration des auteurs, puisée dans des histoires réelles. Souvent, ces récits servent de base documentaire pour les scénaristes et réalisateurs. Ils sont parfois adaptés à partir de livres ou d’articles décrivant les événements. Les Faits réels proviennent aussi du vécu d’une personne ayant marqué l’histoire. Même lorsque l’histoire est récente et bien connue, les producteurs sécurisent généralement les droits d’un texte relatant les faits. Cela sert à la fois des objectifs juridiques et fournit aux créateurs une source d’informations riche et précieuse.  

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Par exemple, des films tels que « The Social Network » et « Argo » ont été adaptés à partir d’essais ou d’articles. Parfois, les productions vont plus loin en adaptant des articles de presse, comme dans le cas de « The Bling Ring » ou « Gangster Squad. » Cependant, la création d’un film implique généralement des recherches complémentaires approfondies. Des cinéastes, à l’instar d’Arnaud Desplechin pour « Jimmy P., » effectuent des investigations minutieuses pour enrichir leur narration. 

Une expérience spéciale pour les acteurs

Les acteurs s’engagent émotionnellement et physiquement dans leurs rôles. Ils sont émus lorsqu’ils incarnent des personnes réelles, comme Emma Stone dans le rôle de Billie Jean King, une icône du tennis et du féminisme. Pour Emma Stone, c’était la première fois qu’elle jouait un personnage réel, un honneur mêlé à une expérience étrange et surréaliste. Pendant le tournage, elle n’a pas beaucoup parlé à la vraie Billie, car la pression était énorme. Incarner une figure aussi inspirante dans une histoire vraie implique une responsabilité importante envers l’histoire et la personne elle-même.

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Sylvie Testud a eu une certaine empathie pour les sœurs Papin en tournant “Les Blessures assassines” (2000), film inspiré du massacre perpétré par deux bonnes en tuant leur riche patronne et sa fille : « Christine Papin, l’aînée, était intelligente, mais victime de la société. Au XXIe siècle, on peut être issue d’un milieu modeste et s’élever. En 1930, c’était impossible. Or, c’est la frustration qui l’a poussée à se rendre importante aux yeux de sa sœur et à commettre l’irréparable… ».

Leonardo DiCaprio a joué nu dans « Aviator » en incarnant Howard Hughes, un personnage devenu fou et reclus. Cependant, son rôle le plus exigeant a été celui d’un trappeur ayant survécu dans la nature canadienne au XIXe siècle dans « The Revenant. » Il décrit cette expérience comme étant « la quintessence de la douleur » soulignant l’exigence extrême du cinéaste Alejandro Iñárritu pour une authenticité sans précédent. Quel que soit le scénario à tourner, ces personnes se donnent toujours corps et âme pour combler au maximum l’attente des spectateurs.